Jigoro KANO

JIGORO KANO, Figure Inspirante pour l’éducation


Les 25, 26 et 27 mai 2023, en distanciel

Jigoro Kano (1860-1938), fondateur du judo Kodokan est avant tout un éducateur. Non pas seulement reconnu par les fonctions institutionnelles qu’il a remplies au sein de l’éducation nationale japonaise, mais parce qu’à travers le judo (voie de la souplesse), il a développé la philosophie d’une démarche qui lui est propre et qui, sans doute, est universelle. Elle tient en deux maximes principales : « Seiryoku zenyo », la bonne utilisation de l’énergie ; « Jita Kyoei », entraide et prospérité mutuelle.

Pour de très nombreuses raisons, dont celles ci-dessus, Jigoro Kano est une figure inspirante pour l’éducation que nous explorerons en mai 2023.

Colloque Jigoro KANO

Argument

COLLOQUE JIGORO KANO,

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1) Jigoro Kano, inspirateur par-delà le judo

Kanō Jigorō est certainement un des Japonais dont, sinon le nom, l’œuvre principale, le judo, est non seulement une des plus connues dans le monde mais influence, voire règle, la vie quotidienne de plusieurs milliers de personnes près d’un siècle et demi encore après sa  création (1882). 

Pourtant, il ne s’agit là que de la partie émergée de l’iceberg, et ce à deux titres. D’abord parce que l’aspect martial et la popularisation de son expression sportive occultent l’ambition de la méthode, laquelle n’est autre, selon son fondateur, que de « se compléter et contribuer à la société »[1]. Ensuite parce que ne retenir de Kanō que le judo, c’est méconnaître l’engagement global de cet homme au service de l’éducation d’un individu à la fois autonome et engagé dans la société, et à propos de laquelle il écrit comme se plaît à calligraphier : 

« Il n’est rien sous le ciel de plus grand que l’éducation. L’enseignement juste d’un seul homme s’étend à dix mille, la formation d’une génération s’étend à cent. » (Illustration de gauche) 

« Il n’est rien sous le ciel de plus plaisant que l’éducation ; former des hommes de talent est améliorer le monde ; même si ce corps est périssable, l’influence des actes est éternelle. » (Illustration de droite)[2]


[1] Kanō Jigorō 嘉納治五郎. «Kōdōkan jūdō gaisetsu (dai-ikkai) 講道館柔道概説(第⼀回) (Explication générale  du Kōdōkan jūdō (I)) ». Jūdō 柔道. Février 1915.

[2] Formulations que l’on retrouve à plusieurs reprises à compter de 1919 mais réputées dater de 1916, selon  Abe Osamu 阿部修 (éd.). Kanō Jigorō taikei dai-jūnikan 嘉納治五郎⼤系 第⼗⼆巻 (Kanō Jigorō :  compendium, volume 12). Hon no tomo sha 本の友社. Tōkyō. 1994 (1988). 220 p. P. 116.

L’homme 

Kanō Jigorō naît en fin d’année 1860 dans une famille de marchands opulents, près de Kōbe, dans l’ouest du Japon, sous le régime déclinant du shogunat des Tokugawa (1603-1868). Il a donc huit ans lorsque la restauration de Meiji remet l’empereur au centre d’un système qui deviendra bientôt une monarchie constitutionnelle (1889). L’ère Meiji (1868-1912), c’est d’abord le rejet du passé vernaculaire, l’entrée de plain-pied dans la modernité occidentalocentrée, la découverte et l’adoption totale ou partielle des techniques, des savoirs, des systèmes politiques, de valeurs, l’apprentissage du jeu diplomatique. Mais c’est aussi, à partir des années 1890, un Japon qui fait irruption parmi les pays qui comptent sur la scène internationale, devenant puissance coloniale après les guerres sino-japonaises (1894-1895), russo-japonaise (1904-1905), puis l’annexion de la Corée (1910). L’ère Taishō (1912-1926) confirme cette dynamique : figurant parmi les vainqueurs du Traité de Versailles, le Japon reçoit les territoires de Micronésie autrefois allemands et siège à la Société des Nations. L’ère Shōwa (1926-1989), et c’est la montée des militaires qui se détachent du politique, perpétrant attentats et assassinats, pour agir en cavalier seul, c’est la création de l’État fantoche du Mandchoukouo (1932), le retrait de la SDN (1933), l’entrée en guerre contre la Chine en 1937.  C’est alors, en mai 1938, que Kanō meurt, après avoir vécu des bouleversements multiples, radicaux et rapides de son enfance à son décès, ce qui aura nécessairement une influence sur ses idées et conceptions, notamment en termes d’éducation. 

Père de huit enfants, il est aussi un des Japonais de son époque à avoir le plus voyagé à l’étranger : il connaît donc bien la réalité des pays occidentaux, tout comme les idées qui y circulent. 

La carrière… plurielle 

En 1877, il fait partie de la première promotion de l’unique université d’alors du Japon, l’Université de Tokyo, dont il est diplômé en 1881 en sciences politiques et économiques.  Refusant un poste dans ce qui préfigure le ministère des Finances, il se réinscrit une année supplémentaire pour suivre les cours de philosophie. C’est au cours de cette année universitaire qu’apparaît déjà évident son tropisme éducatif et pédagogique, au travers de deux des trois axes forts de son action. 

La carrière publique constitue le premier axe. En janvier 1882, il devient enseignant au Gakushū-in, l’école des Pairs. Il en deviendra sous-directeur en à peine sept ans, en assumant même un temps la direction par intérim. Son désaccord avec le directeur finalement nommé lui vaudra son premier long séjour en Europe (France et Allemagne principalement) pour observation et étude des systèmes éducatifs (1889-1891). C’est là qu’il rencontre Ferdinand Buisson (1841-1932), avec qui il gardera contact. À son retour, il est nommé directeur de lycée, à Kumamoto (1891-1893), puis à Tokyo (1893) et, enfin, de l’École normale supérieure de Tokyo où il fera l’essentiel de sa carrière (1893-1920), prenant aussi part à différentes commissions ministérielles, notamment sur les manuels scolaires ou la réforme de la langue japonaise, jusqu’à sa mort. Enfin, il sera nommé par l’Empereur Taishō (1879-1912-1926) membre de la Chambre des Pairs (1922-1938), la chambre haute du parlement. 

La carrière privée est le deuxième axe. En février 1882, il crée un cours privé, qui deviendra école, le Cours Kanō (1882-1919), en mars une deuxième, le Kōbunkan (1882-1889), en mai, un institut, le Kōdōkan (depuis 1882). Il a tout juste 21 ans. Il y en aura une quatrième, le Kōbungaku.in (1896-1909), destiné aux étudiants chinois, et qui en accueillera près de 8000 jusqu’à ce que les ressortissants chinois n’aient plus l’autorisation de leurs autorités de se rendre au Japon (1907)[1]

Le troisième axe est l’engagement associatif. Kanō va fonder plusieurs associations, parmi lesquelles on peut citer la Zōshikai (1898-1903(?)), pour la formation de la jeunesse, ou la Kin.yōkai (1919-1938), qui invite les sommités dans un domaine revenant de l’étranger à partager leurs constats, impressions et visions prospectives.  

Mais c’est sans conteste du côté de l’olympisme que cet engagement sera le plus manifeste.  Sollicité puis admis (1909) comme premier membre asiatique du Comité olympique international (CIO), il crée en 1911 ce qui est aujourd’hui le Comité olympique japonais, dont il devient président (1911-1921 – il restera président honoraire jusqu’à sa mort), pour une première participation du Japon aux Ve Jeux Olympiques de l’ère moderne (Stockholm, 1912).  À la demande du maire de Tokyo, il présente aux Jeux de 1932 (Los Angeles) la candidature de cette ville pour l’organisation des Jeux de 1940, ce qu’il obtient la veille de ceux de Berlin de 1936. Suite aux événements en Chine (à partir de juillet 1937), le CIO, qui doute de la capacité du Japon à tenir ses engagements, provoque une session extraordinaire au Caire en avril 1938.  Kanō s’y rend, obtient le maintien des Jeux. C’est sur le bateau du retour qu’il meurt en mer, le 4 mai 1938. Le Japon renoncera aux Jeux deux mois plus tard, en juillet 1938. 

Le judo 

Le judo, avant d’être conceptualisé – rappelons que Kanō Jigorō a 21 ans lorsqu’il crée la méthode – est d’abord le fruit d’une expérience individuelle qu’il entend généraliser. Petit, malingre, rabroué par ses camarades à qui il ne reconnaît aucune supériorité intellectuelle, fuyant la compagnie, facilement irascible, il a tôt l’intuition qu’il ne pourra donner toute sa mesure que s’il parvient à trouver physiquement sa place dans le groupe.  Finissant, dans cette optique, par parvenir à entamer l’étude des jūjutsu, disciplines de combat à mains nues, concomitamment à son entrée à l’université, il découvre qu’à mesure de ses progrès, de la maîtrise de ce corps qui se constitue et devient outil, vecteur de sa volonté comme de la relation à autrui, de l’expérience répétée de la confrontation, non seulement il ne fuit plus la compagnie des autres mais se surprend même à l’apprécier. Il se dit qu’il y a là un bénéfice totalement inattendu à la pratique de ces disciplines, et : 

« J’en vins à penser que je ne devais pas garder quelque chose d’aussi précieux pour moi seul et qu’il me fallait le transmettre le plus largement au plus grand nombre, qu’il fallait distribuer ces  bénéfices au peuple. Je pris donc la résolution de me servir de ce que j’avais déjà étudié comme base, d’y adjoindre des idées et de le faire pratiquer largement dans le monde. »[2]

Il s’interroge : pourquoi personne ne lui a-t-il parlé de cette transformation ? La première raison qu’il identifie est que c’est parce que ce n’est pas l’objet des jūjutsu, puisque ceux-ci, constitués en systèmes à partir du XVIe s.,sont réfléchis pour préserver son intégrité physique,  sa vie, en cas de conflit. Or, les temps ont changé, et il n’est plus, au tournant des années 1880, nécessaire – sauf circonstances exceptionnelles – de défendre sa vie physiquement. Toutefois, les jūjutsu sont basés sur un principe qui leur donne leur nom, 柔, « l’adaptation ». Et la société moderne dans laquelle est plongé Kanō, ainsi que nous l’avons évoqué, nécessite de grandes qualités d’adaptation, en réaction comme anticipation, de lecture de contexte, de compréhension des dynamiques. Il convient donc de prendre les jūjutsu pour leur approche des situations, et non plus pour leur ambition première. En d’autres termes, il s’agit de s’intéresser au « principe », 道, sur lequel ils s’appuient : ce sera donc le jūdō, « principe d’adaptation » que l’on étudiera au Kōdōkan 講道館, le « bâtiment (kan) où l’on rend le principe manifeste (kōdō) ». Mais changer le regard sur ces disciplines ne suffit pas, et c’est la seconde raison pour laquelle personne n’a jamais averti Kanō des bienfaits collatéraux des jūjutsu

L’enseignement dans ces écoles n’était basé sur aucune pédagogie, le progrès de l’apprenant ne constituant nulle préoccupation du maître, lequel confiait au temps et à la difficulté de la pratique le soin de décourager les moins aptes ou déterminés. Aussi, rarement le faible ne pouvait-il réellement s’y exprimer et ainsi constater un changement significatif sur sa vie sociale des suites de sa pratique, sans compter les changements mêmes du rapport de l’individu à la société en ce début d’ère Meiji. Il convient donc de changer de méthode, de réfléchir à une progression. Et la pierre maîtresse de celle-ci, celle sur laquelle repose tout l’édifice, est d’apprendre à se relever de l’échec : la première technique n’est autre qu’unukemi, le savoir chuter lorsque l’on est projeté, afin de pouvoir se relever sans dommage et revenir engranger de l’expérience, aguerri de cet insuccès. Ukemi 受⾝, « recevoir dans sa chair », c’est l’invitation à, littéralement, incorporer l’expérience, la faire sienne, s’en nourrir et en être constitué pour mieux appréhender ensuite la situation. 

Dès les années 1880, Kanō, très au fait des débats pédagogiques qui traversent le ministère de l’Éducation dans ces années-là, reprend le schéma d’éducation idéale de Herbert Spencer  (1820-1903) pour définir le judo, qu’il aimerait imposer dans le cadre scolaire, comme une  triple éducation – intellectuelle, morale et physique – complétée d’une méthode de combat. 

Bien plus tard, en 1922, Kanō décrira le principe d’action du judo comme la « bonne utilisation de l’énergie » au travers de la « prospérité mutuelle » et où « bonne » (zen 善) est défini par ses soins comme : 

« Le but de lʼhomme qui vit dans ce monde est de vouloir contribuer au maximum à la nation et à la société. Tout comportement conforme à cet objectif est bien [zen 善 ], tout  comportement contraire est mal [aku 悪]. »[3]

Ainsi, l’offre du judo de Kanō, c’est d’être une éducation physique, intellectuelle et morale basée sur une méthode de combat afin d’éveiller à la bonne utilisation de l’énergie de manière à contribuer à la prospérité du pratiquant comme de la société. La pratique martiale n’est alors que prétexte à ces acquisitions, et le dojo le cadre de l’expérience, le laboratoire, duquel il convient de s’extraire pour transposer à l’extérieur, dans la société, les principes d’action et  de comportement acquis. 

Les lignes directrices de son action et de sa pensée 

Deux attitudes constantes semblent guider son action et sa pensée. La première est une interrogation incessante du rapport de l’homme à lui-même, de l’homme à autrui, de l’homme à la société. C’est ce qui le fera se tourner vers l’éducation après avoir étudié les systèmes religieux, envisagé l’action politique et s’être spécialisé, en philosophie, dans l’éthique. 

« Tandis que je revenai d’Europe en l’an 24 de l’ère Meiji [NDT : 1891], la conclusion de mes réflexions quant à mon avenir, après avoir observé l’éducation durant mon séjour, fut que mon  intérêt pour celle-ci avait considérablement augmenté, et que je ressentais plus vivement  encore qu’auparavant la relation particulièrement importante qui existe entre l’éducation et la  prospérité ou le déclin d’une nation. En outre, la religion, à laquelle je pensais depuis longtemps,  est certes grande si l’on considère le passé mais je ne trouvais plus qu’elle méritât de s’y  consacrer et d’y travailler : la religion appartient désormais au passé et comme elle n’offre plus  tellement de perspectives, je considérai qu’elle ne convenait pas à quelqu’un qui nourrissait de  grandes ambitions et de grands espoirs ; quant à la politique, en y réfléchissant bien, il est  possible d’attirer pour un temps l’attention mais, quand on étudie l’histoire, on s’aperçoit qu’il  arrive souvent que la plupart des traces du travail des hommes politiques disparaissent, au plus tôt, en  vingt ou trente ans et, au maximum, en quarante, cinquante, voire, au mieux, cent ans. 

Or, l’éducation est la base de tout. Ce que les hommes accomplissent sur le plan de l’éducation ne s’estompe pas facilement. Elle n’est simplement pas reconnue comme telle par les gens ordinaires, mais elle est magnifique au sens le plus profond du terme. C’est là une vérité que ne doivent pas comprendre les individus médiocres et superficiels mais c’est la mission la plus grande qui soit dans le vrai sens du terme et j’en suis arrivé à penser que l’œuvre de ma vie ne se trouvait ni dans la religion, ni davantage dans la politique, mais bien dans l’éducation et nulle part ailleurs. »[4]

La seconde est une quête permanente du principe derrière les apparences : ne pas se laisser abuser, aveugler par des formes distinctes, mais toujours s’interroger sur la source, sur ce qui est premier, avant expression circonstancielle, phénoménale.  

C’est pourquoi la déception du religieux, du politique ou même de la philosophie ne le décourage nullement, car « il doit exister un principe fondamental contre lequel on ne peut aller. Quelque chose que même quiconque ne reconnaît aucune religion ou doctrine ne puisse qu’admettre. »[5]

Autrement dit, c’est à la racine même des religions qu’il entend revenir afin d’en exprimer synthétiquement l’essence, laquelle serait a-religieuse, a-dogmatique, afin de « sortir le monde de la pensée de sa confusion »[6]. Ce sera sa quête, et c’est au travers de l’expérience du judo qu’il la formulera selon le diptyque déjà évoqué :

 

« Bonne utilisation de l’énergie » (illustration de gauche) 

« Prospérité mutuelle par mes efforts et ceux d’autrui » (illustration de droite)


[1] Quand la décision tombe, 1615 étudiants répartis en 36 classes poursuivent leurs études dans cet établissement : le temps que leur cursus se termine pour les derniers entrés et le Kōbungaku.in ferme ses portes

[2] Kanō Jigorō. « Jūdōka to shite no Kanō Jigorō (dai-sankai) 柔道家としての嘉納治五郎(第三回) (Kanō  Jigorō, le jūdōka (III)) ». Sakkō 作興. Mars 1927.

[3]  Kanō Jigorō. « Shūyō to jigyō 修養と事業 (Formation et travail) ». Sakkō 作興. Novembre 1926.

[4] Kanō Jigorō. « Kaiko rokujū nen 回顧六十年 (soixante ans de souvenirs) ». Kyōiku 教育 n°457. Mai  1921.

[5] Kanō Jigorō. « Jūdōka to shite no Kanō Jigorō (dai-jūrokkai) 柔道家としての嘉納治五郎(第⼗六回)(Kanō  Jigorō, le jūdōka (XVI)) ». Sakkō 作興. Avril 1928. 

[6] Kanō Jigorō. « Kōdōkan no shimei ni tsuite 講道館の使命について (À propos de la mission du Kōdōkan) ». Sakkō 作興. Janvier 1927.

Il s’agit de s’intéresser aux écrits, célèbres ou non, de Jigoro Kano et d’interroger leur épistémologie, en particulier sa théorie de l’éducation qui constitue le fondement de sa pédagogie, notamment la pratique en judo. Au fond, il s’agit de comprendre les textes en les analysant, les mettant en perspective avec des œuvres contemporaines et/ou les inscrivant dans un parcours d’écriture et de pensée. En quoi les écrits et les principes de Jigoro Kano font-ils écho à d’autres œuvres, antérieures, contemporaines ou suivantes ? Les écrits sur Jigoro Kano seront particulièrement mobilisés dans leur dimension de vulgarisation, de dissémination et de propagation.

            Jigoro Kano a développé de nombreuses idées, sur l’éducation en général, la société, la philosophie, l’anthropologie et l’éthique. Le non-agir dans l’agir, l’action par dissémination, l’articulation horizontalité-verticalité, entraide et prospérité mutuelle, en sont quelques exemples.

            Aujourd’hui, qui ces idées, ces concepts, les épistémologies influencent-ils ? Qui s’en inspire ? Qui les cite et les utilise ? Il s’agit aussi éventuellement, pour le communicant, de dire en quoi les idées, les concepts, les épistémologies de Jigoro Kano sont importants pour lui.

Jigoro Kano a été fécond et imaginatif dans le domaine du renouvellement de la conception de l’éducation au Japon, préfigurant sa nécessaire adaptation à la modernité. Il l’ouvre sur un dialogue avec le monde, créant un pont entre l’Orient et l’Occident. Le judo en est la synthèse : il relève d’une approche orientale sur les principes et occidentale sur la progression et la structuration des apprentissages. Il consiste dans une pratique ritualisée qui met en œuvre son principe fondateur : « l’efficacité maximale dans l’usage de l’esprit et du corps ». On pourra distinguer les notions d’efficacité centrée sur un rapport au monde, à soi et aux autres de la performance qui met en avant l’individu esseulé, détaché de son environnement. Jigoro Kano a prôné des méthodes, notamment l’idée que le corps est support d’apprentissages, obligeant l’explication langagière à devenir seconde par rapport à la démonstration du mouvement. Il s’agit de faire, de s’approprier des enchainements de mouvements d’une manière singulière au regard de sa spécificité morpho-psychologique, en les répétant et en s’exerçant à leur mobilisation en situation de combat libre. Le rapport théorie et pratique se voit ainsi interrogé. De même, la construction de son schéma corporel et plus largement d’une harmonie, passe par la codification d’un espace-temps et d’un rapport à l’enseignant contenant et structurant. A travers l’objectif de « trouver sa forme de corps » dans la pratique du judo, c’est le rapport au savoir et sa place dans le monde qui s’expérimentent et se consolident. C’est sans doute aussi la distinction entre maître et enseignant qu’il s’agit d’opérer, selon les canons du communiquant.

            Aujourd’hui, qui cette praxis, ces outils, ces méthodes influencent-ils ? Qui s’en inspire ? Qui les cite et les utilise ? Qui les prolonge ? Il s’agit aussi éventuellement, pour le communicant de dire en quoi la praxis, les outils, les méthodes de Jigoro Kano sont importants pour lui, qu’il appartienne légitimement au champ de l’Education Physique et Sportive, ou au-delà dans la recherche ou dans l’expérimentation et la pratique pédagogiques.

Jigoro Kano a été en relation, a fréquenté et a influencé de nombreux réseaux. Ancré dans le monde traditionnel japonais et en lien avec le monde occidental, il a été l’une des figures majeures, du courant de la rénovation éducative. Par les réseaux liés à la pratique du judo, c’est une partie de l’élite française et du plus largement internationale qui a découvert son importance éducative et développementale. Jigoro Kano a en particulier inspiré certains courants de l’éducation nouvelle.

            Aujourd’hui, qui ces réseaux de sociabilité influencent-ils ? Qui s’en inspire ? Qui les cite et les utilise ?

            Aujourd’hui, qui cette histoire de vie influence-t-elle ? Qui s’en inspire ? Qui la cite ?

Jigoro Kano a très fortement influencé certaines politiques éducatives, directement ou indirectement. Ses idées ont contribué à modifier certaines façons de comprendre et d’organiser les structures sociales. Quelles sont les organisations et les institutions qui se revendiquent de ses idées et de son héritage ? Quelles sont celles qui ont subi son influence ? Quelles traces trouve-t-on dans les organisations et les institutions de ses idées et préconisations ? Comment le processus d’implantation, de transposition, de transmission, de mutation éventuelle s’est-il développé ?

Avec qui peut-on faire un parallèle dans le monde des sciences humaines et sociales et de la pédagogie ? Quelles idées, quels concepts, ont connu un destin analogue à ceux de Jigoro Kano ? Il s’agit ici de penser le transverse, l’analogie voire le symbolique ; de proposer des liens, même inattendus et pourtant argumentés. Qui, dans le monde des sciences humaines et sociales, et notamment celui des didactiques et des pédagogies a développé une démarche intellectuelle, scientifique analogue en termes de cheminement ? Quels concepts, quelles idées ont cheminé, et de quelle façon, parallèlement à ceux de Jigoro Kano ? Là encore, on pensera évidemment aux rituels, à la chute, au salut, à l’espace-temps, à la pratique et aux théories de l’apprentissage.

Les communications se répartiront autour de 5 axes.

  • Axe 1 : à travers les ouvrages, les concepts, les épistémologies.

Il s’agit de s’intéresser aux écrits, célèbres ou non, de Jigoro Kano et d’interroger leur épistémologie, en particulier sa théorie de l’éducation qui constitue le fondement de sa pédagogie, notamment la pratique en judo. Au fond, il s’agit de comprendre les textes en les analysant, les mettant en perspective avec des œuvres contemporaines et/ou les inscrivant dans un parcours d’écriture et de pensée. En quoi les écrits et les principes de Jigoro Kano font-ils écho à d’autres œuvres, antérieures, contemporaines ou suivantes ? Les écrits sur Jigoro Kano seront particulièrement mobilisés dans leur dimension de vulgarisation, de dissémination et de propagation.

            Jigoro Kano a développé de nombreuses idées, sur l’éducation en général, la société, la philosophie, l’anthropologie et l’éthique. Le non-agir dans l’agir, l’action par dissémination, l’articulation horizontalité-verticalité, entraide et prospérité mutuelle, en sont quelques exemples.

            Aujourd’hui, qui ces idées, ces concepts, les épistémologies influencent-ils ? Qui s’en inspire ? Qui les cite et les utilise ? Il s’agit aussi éventuellement, pour le communicant, de dire en quoi les idées, les concepts, les épistémologies de Jigoro Kano sont importants pour lui.

Axe 2 : à travers la praxis, les outils, les méthodes.

Jigoro Kano a été fécond et imaginatif dans le domaine du renouvellement de la conception de l’éducation au Japon, préfigurant sa nécessaire adaptation à la modernité. Il l’ouvre sur un dialogue avec le monde, créant un pont entre l’Orient et l’Occident. Le judo en est la synthèse : il relève d’une approche orientale sur les principes et occidentale sur la progression et la structuration des apprentissages. Il consiste dans une pratique ritualisée qui met en œuvre son principe fondateur : « l’efficacité maximale dans l’usage de l’esprit et du corps ». On pourra distinguer les notions d’efficacité centrée sur un rapport au monde, à soi et aux autres de la performance qui met en avant l’individu esseulé, détaché de son environnement. Jigoro Kano a prôné des méthodes, notamment l’idée que le corps est support d’apprentissages, obligeant l’explication langagière à devenir seconde par rapport à la démonstration du mouvement. Il s’agit de faire, de s’approprier des enchainements de mouvements d’une manière singulière au regard de sa spécificité morpho-psychologique, en les répétant et en s’exerçant à leur mobilisation en situation de combat libre. Le rapport théorie et pratique se voit ainsi interrogé. De même, la construction de son schéma corporel et plus largement d’une harmonie, passe par la codification d’un espace-temps et d’un rapport à l’enseignant contenant et structurant. A travers l’objectif de « trouver sa forme de corps » dans la pratique du judo, c’est le rapport au savoir et sa place dans le monde qui s’expérimentent et se consolident. C’est sans doute aussi la distinction entre maître et enseignant qu’il s’agit d’opérer, selon les canons du communiquant.

            Aujourd’hui, qui cette praxis, ces outils, ces méthodes influencent-ils ? Qui s’en inspire ? Qui les cite et les utilise ? Qui les prolonge ? Il s’agit aussi éventuellement, pour le communicant de dire en quoi la praxis, les outils, les méthodes de Jigoro Kano sont importants pour lui, qu’il appartienne légitimement au champ de l’Education Physique et Sportive, ou au-delà dans la recherche ou dans l’expérimentation et la pratique pédagogiques.

Axe 3 : à travers les réseaux de sociabilité et les histoires de vie.

Jigoro Kano a été en relation, a fréquenté et a influencé de nombreux réseaux. Ancré dans le monde traditionnel japonais et en lien avec le monde occidental, il a été l’une des figures majeures, du courant de la rénovation éducative. Par les réseaux liés à la pratique du judo, c’est une partie de l’élite française et du plus largement internationale qui a découvert son importance éducative et développementale. Jigoro Kano a en particulier inspiré certains courants de l’éducation nouvelle.

            Aujourd’hui, qui ces réseaux de sociabilité influencent-ils ? Qui s’en inspire ? Qui les cite et les utilise ?

            Aujourd’hui, qui cette histoire de vie influence-t-elle ? Qui s’en inspire ? Qui la cite ?

Axe 4 : dans les organisations, dans les institutions.

            Jigoro Kano a très fortement influencé certaines politiques éducatives, directement ou indirectement. Ses idées ont contribué à modifier certaines façons de comprendre et d’organiser les structures sociales. Quelles sont les organisations et les institutions qui se revendiquent de ses idées et de son héritage ? Quelles sont celles qui ont subi son influence ? Quelles traces trouve-t-on dans les organisations et les institutions de ses idées et préconisations ? Comment le processus d’implantation, de transposition, de transmission, de mutation éventuelle s’est-il développé ?

Axe 5 : et par analogie (les inspirations tierces) …

            Avec qui peut-on faire un parallèle dans le monde des sciences humaines et sociales et de la pédagogie ? Quelles idées, quels concepts, ont connu un destin analogue à ceux de Jigoro Kano ? Il s’agit ici de penser le transverse, l’analogie voire le symbolique ; de proposer des liens, même inattendus et pourtant argumentés. Qui, dans le monde des sciences humaines et sociales, et notamment celui des didactiques et des pédagogies a développé une démarche intellectuelle, scientifique analogue en termes de cheminement ? Quels concepts, quelles idées ont cheminé, et de quelle façon, parallèlement à ceux de Jigoro Kano ? Là encore, on pensera évidemment aux rituels, à la chute, au salut, à l’espace-temps, à la pratique et aux théories de l’apprentissage.

Pour communiquer, il convient d’être inscrit au colloque. Il est possible de communiquer sous la forme de poster, de communication individuelle ou de symposium.

  1. Les posters

Les propositions de poster doivent obligatoirement comporter une dimension de recherche. Les types de recherche acceptés sont notamment les recherches de terrain ou expérimentales, les synthèses de littérature, les analyses de pratiques, les évaluations d’outils.

Il est demandé aux auteur-e-s de respecter les consignes suivantes :

•           Titre du poster.

•           Sous-titre du poster (éventuel).

•           Axe de l’argumentaire dans lequel s’inscrit le poster (à choisir dans un menu déroulant).

•           Résumé de la communication (500 à 600 signes, espaces compris), présentant le cadre de la recherche (objectif, théorie, contextualisation, question de recherche), la méthodologie, les résultats (même partiels) et une conclusion.

•           Trois références bibliographiques au maximum (normes APA) à inclure après le résumé (non comptées comme signes).

•           Mots-clés pour faciliter l’attribution de la proposition à des expert-e-s du champ.

Le poster, s’il est accepté, comprendra les mêmes rubriques, présentées différemment et en partie développées. 

Une fois validée, la proposition par poster fera l’objet soit d’une présentation orale au cours du colloque, soit de l’envoi d’une vidéo de 10 à 20 mn environ avant le 30 avril 2023 (projetée lors du colloque, elle sera discutée lors d’ateliers réflexifs qui regrouperont quatre communicants pour une durée de 120 mn).

La présentation des posters, plus particulièrement recommandée aux doctorants, peut aussi intéresser les professionnels d’institutions diverses.

  1. Les communications individuelles

Les propositions de communication doivent obligatoirement comporter une dimension de recherche. Les types de recherche acceptés sont notamment les recherches de terrain ou expérimentales, les synthèses de littérature, les analyses de pratiques, les évaluations d’outils.

Il est demandé aux auteur-e-s de respecter les consignes suivantes :

  • Titre de la communication.
  • Sous-titre de la communication (éventuel).
  • Axe de l’argumentaire dans lequel s’inscrit la communication individuelle (à choisir dans un menu déroulant).
  • Résumé de la communication (1.000 à 1.200 signes, espaces compris), présentant le cadre de la recherche (objectif, théorie, contextualisation, question de recherche), la méthodologie, les résultats (même partiels) et une conclusion.
  • Cinq références bibliographiques au maximum (normes APA) à inclure après le résumé (non comptées comme signes).
  • Mots-clés pour faciliter l’attribution de la proposition à des expert-e-s du champ.

La proposition de communication sera expertisée au fil de l’eau par le comité scientifique en vue d’une acceptation ou d’un refus.

Une fois validée, la communication fera l’objet soit d’une présentation orale au cours du colloque, soit de l’envoi d’une vidéo de 20 mn maximum avant le 30 avril 2023 (projetée lors du colloque, elle sera discutée lors d’ateliers réflexifs qui regrouperont quatre communicants pour une durée de 120 mn). 

La dimension de réflexivité et d’approfondissement des communications est ici privilégiée.

La présentation des communications individuelles, plus particulièrement recommandée aux chercheurs confirmés, peut aussi intéresser les professionnels engagés d’une démarche avancée de réflexivité, y compris de témoignages.

Les propositions de symposium doivent obligatoirement comporter une dimension de recherche. Les types de recherche acceptés sont notamment les recherches de terrain ou expérimentales, les synthèses de littérature, les analyses de pratiques, les évaluations d’outils.

La proposition d’un symposium sera soumise par une personne qui assurera sa coordination et sa modération lors de la tenue du colloque.

Les symposiums comptent 4 à 5 communicants. Pour leur évaluation, la cohérence du programme sera aussi prise en compte. Pas plus de deux communications de chercheur-e-s issus d’un même centre de recherche.

Les symposiums sont évalués globalement. Mais les évaluateurs/trices peuvent ne pas valider certaines communications au sein d’un symposium.

Il est demandé aux coordinateurs et coordinatrices de symposium de respecter les consignes suivantes :

•           Titre du symposium.

•           Sous-titre du symposium (éventuel).

•           Axe de l’argumentaire dans lequel s’inscrit le symposium (à choisir dans un menu déroulant).

•           Présentation du symposium en 1.000 à 1.200 signes. Ce texte comportera une présentation de la problématique, et une justification des liens entre communications.

•           Présentation des communicants du symposium (4 minimum à 5 maximum).

•           Les références bibliographiques (normes APA) des différentes communications liées au symposium (non comptées comme signes).

•           Mots-clés pour faciliter l’attribution de la proposition à des expert-e-s du champ.

Les symposiums seront examinés, pour validation, par les membres du comité scientifique.

Une fois validée, la proposition de symposium fera l’objet, de la part de chaque membre qui y participe, d’une vidéo de 20 mn maximum envoyée avant 30 avril 2023. 

Mises à disposition des participants quelques jours avant le colloque, les contributions au symposium seront discutées lors des ateliers réflexifs. 

La présentation des symposiums, plus particulièrement recommandée aux équipes de chercheurs, peut aussi intéresser les collectifs de professionnels engagés d’une démarche avancée de réflexivité, y compris de témoignages.

Pour remplir vos propositions, merci de vous inspirer des documents ci-dessous. 

Votre proposition peut être envoyée par mail aux adresses du colloques, avec un objet bien identifiable, comportant l’intitulé du colloque (contact@figuresinspirantes.com).

Toutes les propositions soumises seront expertisées au fil de l’eau par le comité scientifique en coordination avec le comité de pilotage du colloque et le comité d’organisation. Le résultat de l’expertise, s’il est négatif, est motivé.

  • Débouchés sur support papier : un numéro spécial de revue classée est en cours de discussion avec nos partenaires habituels ; un numéro dans une revue spécialisée est également en cours de discussion ; un ouvrage chez l’Harmattan est par ailleurs prévu
  • Pour participer au colloque, il faut être inscrit (fiche à envoyer à contact@figuresinspirantes.com) : il est possible de s’inscrire dès à présent, avec possibilité de de bénéficier du tarif préférentiel (inscription précoce)

Le comité scientifique général des événements « figures inspirantes pour l’éducation »

Le comité scientifique spécifique au colloque (voir ci-dessous avec le comité d’orgaisation)

Diverses ressources, susceptibles de provoquer ou stimuler l’inspiration.

  • Cadot-Daunizeau, Y. (2019). XXIV. Japon : du combat au . Dans : Jean Baechler éd., Guerre et Histoire (pp. 307-322). Paris: Hermann. https://doi.org/10.3917/herm.baech.2019.01.0307
  • Cadot Y. Le dire en corps – corps et pratiques au Japon, ISSN 2606-1848
  • Cadot, Yves. Du judo et de sa valeur éducative comme pédagogique. Metatext. 2013/2014
  • Cadot, Yves. Promenades en judo. Metatext. 2015
  • Cadot, Yves. « Kata, société et individu dans le jûdô de Kanô Jigorô », in Drôles d’individus. De l’individualité dans le Reste-du-monde. Emmanuel Lozerand (dir.). Éditions Klincksieck. Avril 2014. 576 p. Pp. 225-241.
    • « Les formes contraintes au Japon (kata): formatage ou émancipation de l’individu ? – Des pratiques à la vie sociale », Frédéric Heuser, Gaël Touya, André Terrisse (dir.), Formation, sports de combat et arts martiaux, Presses de l’Université Toulouse 1 Capitole, juin 2020, p. 59-70.
  • Cadot, Yves. « Kanô Jigorô et le corps véhicule ». in Brotons, Arnaud. Galan, Christian (dir.). Japon Pluriel 7, Actes du septième colloque de la Société française des études japonaises. Philippe Picquier. Arles. 2007. Pp. 81-90.
  • Cadot, Yves. « What is judo? What does it have to say nowadays? », in Sertic, Hrvoje. Corak, Sanda. Segedi, Ivan (Ed.), Proceedings book of the 6th European judo science & research symposium. Juin 2019. Pp. 7-10.
  • Cadot, Yves. Avec Patrick Roux. « Shu-ha-ri : un article à deux voix ». Yashima n°17. Yashima. Octobre 2022. Pp. 42-46.
  • Colin, Thierry, Hélène Joncheray, et Misaki Iteya. « Le judo : une éducation pour faire face à l’incertain ? Le cas des compétitions sans catégories de poids pour les enfants au Japon », Staps, vol. 99, no. 1, 2013, pp. 61-70.
  • Humbeeck, B. (2021). 2. Le judo, plus qu’un sport : un art martial à haute valeur ajoutée.Dans : , B. Humbeeck, Quelles pédagogies pour mon enfant : Histoires et contre-histoire de la pédagogie (pp. 339-341). Wavre: Mardaga.
  • Raufast, A. & Therme, P. (2022). Chapitre III. L’enfance en difficulté et la résilience par le judo. Dans : , A. Raufast & P. Therme (Dir), L’enfance en difficulté et la résilience par le Judo  (pp. 35-53). Nîmes : Champ social.
  • Gaudin, B. (2009). La codification des pratiques martiales : Une approche socio-historique. Actes de la recherche en sciences sociales, 179, 4-31. https://doi.org/10.3917/arss.179.0004
  • Hilpron, M. (2012). L’appropriation du judo : d’une « voie de la souplesse » à l’efficience incarnée. Staps, 98, 143-156. https://doi.org/10.3917/sta.098.0143
  • Hilpron, M. (2013). Ippon* comme l’expérience corporelle du vide pleinement vécue. Corps, 11, 133-140. https://doi.org/10.3917/corp1.011.0133
  • Loudcher Jean-Francois et Renaud Jean-Nicolas Éducation, sports de combats et arts martiaux, 18 € sous la direction de Éditions presses universitaires de Grenoble
  • Raufast, A., Therme, P. (2022). L’enfance en difficulté et la résilience par le Judo . Champ social.
  • Larose, P. (2018). L’atelier Corps et Parole ; une application singulière du judo pour favoriser l’émergence d’une parole sur ce qui fait violence. Enfances & Psy, 78, 142-151. https://doi.org/10.3917/ep.078.0142
  • Groenen, H. & Ottogalli-Mazzacavallo, C. (2011). Les activités de combat au sein de l’éducation physique en France depuis le XIXe siècle : entre pertinences éducatives et résistances scolaires. Staps, 94, 103-119. https://doi.org/10.3917/sta.094.0103
  • Latocha, V. (2017). Introduction à l’utilité de la méthode Feldenkrais™ en tant que complément thérapeutique. Hegel, 4, 300-308. https://doi.org/10.3917/heg.074.0300
  • Souyri, P. (2021). Chronologie générale. Dans : , P. Souyri, Les guerriers dans la rizière. La grande épopée des samouraïs: La longue histoire des samouraïs (pp. 385-394). Paris: Flammarion.
  • Mercier, C. (2007). Le corps comme espace transitionnel entre exigence familiale et sociale, et le désir d’autonomie du sujet. Le Journal des psychologues, 245, 41-45. https://doi.org/10.3917/jdp.245.0041
  • Dervaux S., Traiter la déviance par le combat, Vigneux, Matrice, 2000. 
  • Pain, J., Hellbrunn, R., Intégrer la violence, Vigneux, Matrice, 1991

Audio / vidéo :

Traductions :

Sur Carnet de recherches « Le dire en corps »ISSN 2268-5278 (https://corpsjapon.hypotheses.org/)
Zone contenant les pièces jointes Prévisualiser la vidéo YouTube 2021 ONLINE JUDO FESTIVAL – Yves CADOT, 3 Questions to Jigoro Kano

2021 ONLINE JUDO FESTIVAL – Yves CADOT, 3 Questions to Jigoro Kano

Prévisualiser la vidéo YouTube Judo : dépasser le combat – une histoire de survie | Conférence par Yves Cadot

Judo : dépasser le combat – une histoire de survie | Conférence par Yves Cadot

Eléments programmatiques et chronologiques très provisoires

Jeudi 25 mai

Accueil : Des figures inspirantes en général à Jigoro Kano en particulier ; Pierre Cammarata

Conférences introductives : 

  • Jigoro Kano, figure inspirante pour l’éducation de qui, de quoi parle-t-on ?, Yves Cadot
  • Panorama des idées et tentatives éducatives et scolaires au Japon dans la période contemporaine de Kanō (1860-1938), Christian Galan
  • A l’époque de Jigoro Kano, état des lieux de la pensée et des penseurs en Occident, Camille Roelens

Communications en parallèle autour de l’axe 1 : Penser avec Jigoro Kano à travers les ouvrages, les concepts, les épistémologies, les communicants inscrits au colloque (partie 1)

pause méridienne

Table ronde : Transpositions éducatives, pédagogiques et didactiques à partir de textes et de témoignages : Valérie Melin, Rémi Casanova, Sébastien Pesce

Communications en parallèle autour de l’axe 2 : Penser et agir avec Jigoro Kano à travers la praxis, les outils, les méthodes, les communicants inscrits au colloque

Conclusion du jour 1 : Yves Cadot, Valérie Melin

Vendredi 26 mai

Accueil et introduction de la journée ; Sébastien Pesce

Conférence : Jigoro Kano, le judo et la pédagogie, Jean François Hernandez (sous réserve)

Communications en parallèle autour de l’axe 3 : Penser Jigoro Kano à travers les réseaux de sociabilité et les histoires de vie, les communicants inscrits au colloque

Communications en parallèle autour de l’axe 1 : Penser avec Jigoro Kano à travers les ouvrages, les concepts, les épistémologies, les communicants inscrits au colloque (partie 2)

pause méridienne

Table ronde : Judo, Aikido, arts martiaux … ce qui rassemble, ressemble, diffère

Communications en parallèle autour de l’axe 4 : Penser avec Jigoro Kano dans les organisations, dans les institutions, les communicants inscrits au colloque

Conclusion jour 2 : Yves Cadot, Valérie Melin

Samedi 27 mai

Accueil et introduction : Sébastien Pesce

Conférences dialoguées : 

  • Jigoro Kano et le judo : l’autonomie par la méthode sans le maître
  • Maria Montessori : l’autonomie par la méthode avec et par le maître

Communications en parallèle autour de l’axe 5 : Penser avec Kano par analogie, par les inspirations tierces, les communicants inscrits au colloque

Conclusion générale du colloque : Yves Cadot, Valérie Melin

ORGANISATION

L’ADISAVED, conformément à son objectif et dans le cadre de son projet, organise un colloque sur Jigoro Kano, figure inspirante pour l’éducation, autour de sa vie et son œuvre.

A cette occasion, une équipe transversale au projet a été formée, le comité de pilotage. Il est chargé de veiller à la planification et au bon déroulement de ce colloque, avec le concours des comités d’organisation et scientifique.


un lien zoom sera envoyé aux personnes, auditeurs ou communicants quelques jours avant l’événement

vous avez la possibilité de découvrir l’ensemble des colloques que nous organisons